Almaé, la Danseuse Intérieure

ALMAÉ

 

Almaé est faite pour la danse. Mais pas pour la danse qui se montre et qui occupe la scène d’un théâtre terrestre. Non. Elle danse dans le cœur. Elle est l’âme aimée, l’âme nourricière. Sa scène est invisible. Sa chorégraphie touche ce que les mots n’osent plus prononcer. On la suit. On la regarde. Et soudain on comprend que ce qu’elle accomplit, ce n’est pas du spectacle : c’est une prière.

 

Almaé danse depuis qu’elle peut marcher. Sa scène est le cœur Elle n’est pas là pour faire joli. Sa mission est précise : maintenir vivant le mouvement intérieur. C’est sa responsabilité. Si elle arrête de danser, le cœur devient rigide, il se fige, il se coupe de lui-même. Elle danse donc pour que le cœur reste habité par l’amour, par la parole, par la circulation du sens. C’est une combattante silencieuse.

 

Son défi, c’est de guérir le cœur où elle vit. Son cœur est en prison, en fer, et progressivement, grâce à elle, il va devenir ensuite un cœur de verre puis un cœur de Cristal traversée par la Lumière Divine.

Almaé, pour guérir ce cœur, part à la conquête intérieure de tout ce qui fait obstacle : les doutes, les peurs, les addictions parfois, l’évitement. Sur son chemin elle rencontrera Isidore, Victoria, Aphénor.

 

Certains tentent d’étouffer les mots, les émotions, les élans. Elle doit alors frapper aux portes, convaincre, secouer les découragés. Elle danse même quand tout autour craque. Elle danse dans les ruines pour que le cœur ne se referme pas définitivement.

 

Quand le Souffleur (Grégan) arrive, c’est la pire épreuve : il vient couper, trancher, arracher les émotions. Almaé tombe alors au bord du renoncement. C’est le moment où l’histoire bascule. Parce que c’est ici qu’elle comprend que la danse n’était pas une grâce facile. C’est un acte de résistance. Almaé est une danseuse intérieure endurante, volontaire et très gracieuse.

 

Almaé n’est pas une jolie image. C’est la danse comme force vitale. C’est l’acte même de ne pas se résigner. Elle montre qu’on peut perdre l’espoir, être abîmé, puis revenir : et que l’amour ressuscite à mesure qu’on se remet en mouvement.

 

Sa danse est la preuve : quand on continue à vivre, le cœur se rallume.

 

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