« Dans ma clairvoyance, je vois que ces écrits seront pour mon Église comme un nouveau soleil qui se lèvera en elle, attirées par sa lumière éblouissante. Les créatures s'y laisseront transformer et deviendront spiritualisées et divinisées. L'Église en sera renouvelée et la face de la terre transformée ».  (Extrait du tome 16 du livre du Ciel, du 10 février 1924).

 

 

TOUT COMMENCE DANS LE COEUR

 

 

Je porte en moi une espérance qui ne me quitte plus. Elle ne vient pas de moi, ou du moins pas seulement : elle me traverse, C’est comme une lumière intérieure qui insiste doucement, mais avec une force irrévocable.

 

Je regarde le monde, avec inquiétude. Je vois les fractures, les guerres et tant de tragédies humaines. Pourtant, au cœur même de ces malheurs, ce matin, je m’appuie sur cet extrait du livre du Ciel, je veux croire que la transformation commence là, dans l’invisible de chaque être, dans ce lieu secret où Dieu murmure encore. Que cette transformation commence dans le cœur de chacun, puis s’étend à l’Eglise puis au monde entier.

 

Je crois que tout commence par une conversion intime, presque imperceptible. Une ouverture. Un consentement. Je sens que mon cœur se dilate, que mes regards changent, que mes relations s’apaisent ou se réorientent. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est réel.

Chaque âme, sans exception est appelée à cette transformation. Il n’y a pas de vie trop petite, pas de cœur trop fermé, pas d’histoire trop brisée pour échapper à cette œuvre silencieuse.

 

Et plus encore, je pressens un appel à la divinisation. Ce mot peut sembler vertigineux, et pourtant il résonne comme une promesse : devenir pleinement habité par la vie de Dieu, laisser sa présence transfigurer nos pensées, nos gestes, nos élans.

 

Par exemple, à mon levé aujourd’hui, une mélancolie sans nom s’est levée avec moi. Le poids d’un chagrin me pèse encore tant. Les heures s’écoulent, avec la grâce de Dieu, petit à petit, le soleil de sa Volonté Divine œuvre en moi : Une joie tranquille, sans tintamarre, sans exubérance, non, une joie douce, comme un petit ruisseau recommence à couler dans mon cœur.

 

Ainsi, si chaque cœur s’ouvre, même timidement, alors quelque chose de plus grand advient. Les relations changent. Les regards se purifient. Les désirs se réordonnent. Une douceur nouvelle circule. Une paix plus profonde s’installe.

 

Je crois alors que l’Église elle-même est appelée à ce renouvellement. Une Église qui ne cherche pas à briller par elle-même, mais qui devient transparente à une lumière qui la dépasse. Et si cette lumière grandit en elle, alors elle attire. Non par contrainte, mais par rayonnement.

 

Je laisse cette espérance prendre toute sa place en moi. Je choisis d’y croire, même quand tout semble dire le contraire. Car je pressens que la transformation de la face de la terre ne viendra pas d’un bouleversement extérieur, mais d’une multitude de transformations intérieures. PAR L'OEUVRE DE LA DIVINE VOLONTE.

 

Tout devient possible. Même dans notre monde tourmenté, une aurore est en train de naître.

 

 

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