Me voici de nouveau sur tes genoux maternels pour écouter tes leçons. Maman du Ciel, ta pauvre enfant se confie en ta puissance. Je suis bien trop pauvre, je le reconnais, mais je sais que tu m'aimes comme une mère ; cela me suffit pour m'élancer dans tes bras, afin que tu me prennes en pitié. Et, en m'ouvrant les oreilles du cœur, tu me feras entendre ta voix très douce pour me donner tes sublimes leçons. Toi, sainte Maman, tu purifieras mon coeur en me touchant de tes doigts maternels, afin d'y renfermer la rosée céleste de tes célestes enseignements.

(Jour 2)

 

SUITE A VENIR...Extraits par extraits comme pour le jour 1

 

Je me rends compte, en relisant ces lignes, combien cette attitude de l’âme qui vient se déposer sur les genoux de Marie m’est devenue familière au fil du temps. Elle ne s’est pas imposée d’un coup, mais elle s’est apprise doucement, comme un geste intérieur que l’on répète jusqu’à ce qu’il devienne naturel. Il y a en moi désormais une sorte de mouvement spontané qui me porte vers elle, sans détour, sans discours préalable.

 

Je n’ai plus besoin de chercher les mots ni de préparer ma venue : je viens, simplement, avec ce que je suis. Être là, ainsi, recueillie dans cette proximité maternelle, n’a rien d’extraordinaire en apparence, et pourtant tout s’y joue. C’est une école silencieuse, où l’âme apprend moins par des paroles que par une présence, moins par des efforts que par un abandon confiant qui, peu à peu, devient une seconde nature.

 

Et c’est justement dans cette proximité que la reconnaissance de ma pauvreté devient évidente, presque douce. Je n’ai pas besoin de me convaincre que je suis pauvre, ni de m’y exercer volontairement : il suffit de croiser son regard, de me laisser atteindre par cette lumière si simple et si vraie, pour que toute illusion tombe d’elle-même. Ce n’est pas une pauvreté qui écrase ou qui humilie, mais une vérité paisible qui s’impose sans violence. Devant elle, je n’ai rien à défendre, rien à soutenir, rien à prouver.

 

Alors je comprends que cette double attitude, venir comme un enfant et se reconnaître pauvre, ne sont pas des exigences difficiles à atteindre, mais des réalités qui naissent d’une relation vivante. Plus je demeure en sa présence, plus ces dispositions deviennent simples, presque évidentes. Elles ne relèvent plus d’un effort spirituel, mais d’un consentement intérieur. La transformation peut commencer.

 

Je cesse de me regarder moi-même pour entrer, sans résistance, dans une lumière qui enseigne tout en aimant.

 

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