L'humilité abolit les barrières entre Dieu et l'âme

Un audio de six minutes : L'Humilité 

 

"La plus sublime humilité exige de fuir tout raisonnement et de s'abîmer dans son néant....Cela amène l'union la plus intime entre Dieu et l'âme...l'âme demeure dans la paix la plus profonde"

                                                                       (Extrait Tome 3) 

L’humilité abolit les barrières

entre Dieu et l’âme

 

Il existe des vertus qui impressionnent, et d’autres qui transforment. L’humilité, dans le Livre du Ciel, n’appartient pas à la première catégorie. Elle ne séduit pas par l’éclat, ne fait pas de bruit, n’attire pas les regards. Et pourtant, elle est la clé de tout. La racine secrète de toute sainteté. La vertu la plus essentielle, la plus nécessaire, la plus féconde.

 

Dans Le Livre du Ciel, Luisa rapporte ces paroles où l’humilité apparaît comme la grâce des grâces, celle qui contient toutes les autres. Elle n’est pas une vertu parmi d’autres : elle est l’espace même dans lequel Dieu vient habiter l’âme.

 

Reconnaître son néant devant Dieu est la base de toute vie spirituelle.

 

Cette phrase est une source de paix immense. Il ne s’agit pas de se mépriser, ni de s’écraser. Il s’agit de se placer dans la vérité. Et dans cette vérité, Dieu peut enfin être Dieu… et l’âme peut enfin respirer.

 

Selon Luisa, l’humilité abolit toute distance entre Dieu et l’âme. Là où l’orgueil construit des murailles, elle ouvre un passage. Là où l’ego veut exister par lui-même, elle consent à dépendre de Dieu. Et c’est précisément ce consentement qui attire la Présence.

 

L’humilité devient alors :

  • l’ancre de la paix,
  • le sel de toutes les vertus,
  • la lumière dans la nuit,
  • la monnaie avec laquelle l’âme “achète” la grâce,
  • la garde silencieuse qui préserve du péché,
  • et même… le sourire de Dieu posé sur une créature qui ne réclame rien pour elle-même.

 

Luisa écrit encore que nul n’entre au Ciel sans l’humilité. Non pas comme un seuil à franchir, mais comme un état d’être à épouser. Car le Ciel n’est pas un lieu réservé aux “grands”, mais à ceux qui ont accepté d’être petits et heureux de l’être.

 

Une voix qui rejoint celle de Luisa : Thérèse et la petite voie

Sur ce chemin de petitesse, une autre âme fait écho à celle de Luisa : sainte Thérèse de Lisieux. L’humilité est en effet la base de la voie d’enfance spirituelle.

Rien de spectaculaire. Juste la vérité nue : je ne suis rien sans Dieu, et tout avec Lui. Et cette vérité ne blesse pas, elle libère. Elle enlève le poids d’avoir à prouver, à défendre, à justifier.

Là où l’orgueil épuise, l’humilité repose.

 

L’épreuve des jugements : quand l’humiliation devient un chemin de lumière

Il y a quelques temps, j’ai été confrontée à une situation bien concrète qui m’a rappelé cette parole :
« Il faut beaucoup d’humiliations pour faire un peu d’humilité. » (Parole attribuée à Ste Bernadette).

 

Pour des raisons de santé, j’ai dû confier mon chien à ma mère.  De façon définitive. Ce choix, déjà difficile et chargé d’émotions, a été accompagné de regards, de sous-entendus, de jugements négatifs. Et j’aurais pu me défendre. Expliquer. Justifier. Convaincre.

Mais intérieurement, une autre voie s’est ouverte : celle du silence, de l’acceptation : « Te suffit-il que Moi, je sache la vérité ? »

 

Accepter d’être mal jugée, non par masochisme, mais par abandon. Accepter que mon image ne soit pas réparée. Offrir cette douleur discrète comme une oblation muette.

Cette expérience si simple contient en elle un mouvement immense : mourir à l’opinion du monde pour vivre sous le regard de Dieu seul.

Et étonnamment une paix très profonde s’est installée. Pas la paix de l’indifférence, mais celle de l’âme qui se sait comprise par Dieu, même si les hommes ne la comprennent pas.

 

S’abîmer dans son néant et se savoir aimé :

S’abîmer dans son néant face à Dieu peut faire peur. On craint d’y perdre sa valeur, sa singularité, son visage. Et pourtant, il se passe tout l’inverse.

Quand l’âme accepte humblement :

  • de ne rien posséder en propre,
  • de ne rien pouvoir sans Dieu,
  • de n’être que pauvreté aimée,

 

Alors elle découvre quelque chose de vertigineux : elle ne se sent pas écrasée, mais portée. AIMEE.

 

Le néant n’est plus un gouffre, mais un berceau.
Le silence devient une demeure.
La petitesse devient un sanctuaire.

Car c’est là  que Dieu peut se donner pleinement. Et la paix qui en découle n’est pas psychologique : elle est surnaturelle.

 

Conclusion : l’humilité, un chemin caché mais éclatant

L’humilité n’est pas une vertu spectaculaire, mais elle est la plus lumineuse. Elle n’élève pas le front, mais elle ouvre le Ciel. Elle ne parle pas fort, mais elle attire Dieu.

 

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