1ère pépite :

"Un jour Luisa semblait être capable de voir la Reine Mère comme si Elle était un autre Dieu, mais avec cette différence : avec Dieu, c'est sa propre nature, tandis qu'avec Marie Très Sainte, c'est une grâce donnée.

Le Très-Haut a exalté Marie en ces termes : "Toute Belle, toute Sainte, toute Pure es-tu, Ô Marie".

Marie est par grâce ce que Dieu est par nature

 

Il y a quelque chose que je découvre peu à peu dans la spiritualité de la Divine Volonté, et qui me laisse souvent… comme confondue.

C’est la grandeur de Marie.

Je croyais connaître Marie. Je l’aimais, bien sûr. Je la priais, je me tournais vers elle dans les moments difficiles, je savais qu’elle était ma Mère. Mais je découvre aujourd’hui une Marie que je n’avais encore jamais entrevue.

Et plus je la découvre, plus je comprends que nous connaissons finalement bien peu, ou parfois bien mal, celle que Dieu a choisie pour être la Mère de son Fils et notre Mère.

Un jour, Luisa semble contempler la Reine du Ciel d’une manière presque impossible à exprimer. Elle la voit dans une grandeur qui pourrait faire penser à Dieu lui-même, avec pourtant une différence infinie : ce que Dieu est par nature, Marie le possède par grâce.

Marie est, par grâce, ce que Dieu est par nature.

Bien sûr, elle n’est pas Dieu. Elle reste une créature. Mais quelle créature ! Dieu l’a tellement élevée, tellement remplie de Lui-même, tellement transformée par sa grâce, qu’en elle, je peux contempler quelque chose de ce que Dieu veut faire dans une âme qui ne met aucun obstacle à son Amour.

Alors je comprends autrement cette parole adressée à Marie :

« Toute Belle, toute Sainte, toute Pure es-tu, ô Marie. »

Ce n’est pas simplement une belle formule. Ce n’est pas une façon poétique de parler de la Vierge Marie. C’est Dieu lui-même qui l’exalte. Et si Dieu l’exalte ainsi, c’est bien que Marie est grande. Infiniment grande parmi les créatures.

La Divine Volonté me fait entrevoir cette grandeur d’une manière si nouvelle et, en même temps, si ancienne. Comme si l’Église avait toujours porté ce mystère, mais que je commençais seulement à en percevoir quelque chose. Et cette découverte est tellement grandiose que je me sens toute petite devant elle.

Depuis que je découvre Marie ainsi, quelque chose a changé dans mon cœur. Je sens un amour nouveau pour elle. Un élan nouveau. Je regarde davantage cette petite fille de Nazareth, cette toute petite créature qui, par grâce de Dieu, est devenue ma Mère. Et plus je découvre sa grandeur, plus je découvre aussi celui qui l’a faite si grande.

Car tout ce qu’est Marie vient de Dieu. Tout. Sa beauté, sa sainteté, sa pureté, son amour, son abandon, sa grandeur… rien ne vient d’elle comme d’une source indépendante. Tout est grâce. Tout est don. Tout est Dieu qui a pu agir en elle sans rencontrer de résistance.

Et finalement, cela ne m’éloigne pas du tout de Dieu. Bien au contraire.

À travers Marie, c’est l’Amour de Dieu que je découvre et que je vois exalté.

Plus je regarde ce que Dieu a fait en elle, plus je m’émerveille de ce que Dieu est capable de faire lorsqu’une âme Lui donne véritablement sa volonté. Et peut-être est-ce aussi pour cela que Marie me touche aujourd’hui d’une manière différente.

Parce que lorsque je la regarde, je vois une créature qui a dit oui à Dieu. Pas seulement une fois. Son Fiat n’a pas été un beau moment de sa vie, resté ensuite dans le passé. Il a été sa vie entière.

Marie n’a jamais donné vie à sa volonté propre. Elle a renoncé à la sienne pour vivre de celle de Dieu. Et ce renoncement, je le comprends de plus en plus comme quelque chose qui devait être renouvelé sans cesse, dans chaque circonstance, dans chaque instant, dans chaque situation de sa vie.

Elle a dit FIAT. Toujours. Et c’est là que je mesure combien le chemin est grand pour moi. Parce que dire oui à Dieu quand tout va bien, quand ce que Dieu me demande correspond à ce que j’aurais moi-même choisi, ce n’est pas toujours très difficile. Mais dire oui lorsque ma volonté voudrait autre chose…

Voilà où cela devient concret. Cela peut être quelque chose de tout simple. Par exemple, j'avais prévu un loisir, un moment pour moi, et voilà qu’une visite de famille se présente. Une personne a besoin de moi alors que j’avais prévu de me reposer. J’aurais aimé vaquer tranquillement à mes occupations, mais quelqu’un me demande de l’aide.

Et là, intérieurement, tout se joue.

Je peux me dire : « Ce n’est vraiment pas le moment… », « J’avais autre chose de prévu… », « Je suis fatiguée… », « Pourquoi faut-il que ce soit moi ? ». La tentation peut même être très forte d’annuler, de repousser, de trouver une autre solution qui me permettrait de conserver ce que j’avais décidé pour moi.

Et pourtant, c’est justement là que se trouve mon petit Fiat. Pas dans de grandes choses extraordinaires mais dans ces petites occasions que la vie m’offre chaque jour pour laisser ma volonté propre de côté et choisir celle de Dieu.

Marie, elle, n’a jamais donné vie à sa volonté propre. Lorsque je pense à cela, je comprends un peu mieux sa grandeur. Ce qui me paraît si difficile à vivre, elle l’a vécu parfaitement, continuellement. Elle n’a jamais opposé un « non » à Dieu.

Quel mystère ! Et quel chemin pour moi…

Je découvre alors que la Divine Volonté n’est pas simplement quelque chose que je dois comprendre. Elle est quelque chose que je suis appelée à vivre, dans les petites choses les plus ordinaires. Marie est là, devant moi, comme la créature qui a vécu parfaitement ce que je cherche, moi, si pauvrement, à apprendre.

Elle me montre simplement ce que peut devenir une créature lorsqu’elle ne met plus d’obstacle à la Volonté de Dieu.

 

Et plus je la découvre, plus je l’aime.

Plus je l’aime, plus je découvre Dieu.

Et plus je découvre Dieu, plus je comprends pourquoi Il a voulu exalter Marie.

 

Car en Marie, je vois comme un reflet extraordinaire de ce que l’Amour peut accomplir dans une créature qui Lui dit toujours : Fiat.

Et cela me donne envie, moi aussi, de redire mon petit oui.

Aujourd’hui. Dans cette circonstance précise. Dans ce que je n’avais pas prévu. Dans ce qui contrarie mes plans. Dans ce petit renoncement qui me coûte. Dans cette personne que Dieu met sur ma route alors que j’aurais préféré faire autre chose.

C’est peut-être là, finalement, que commence pour moi le chemin de la Divine Volonté : apprendre, avec Marie, à ne plus donner vie à ma volonté propre, mais à dire, moi aussi, autant que je le peux :

« Fiat, Seigneur. Que Ta Volonté soit faite. »

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Commentaires

Closier Béatrice
il y a 13 jours

Merci pour ce beau témoignage qui m'aide,moi,qui désire tant vivre dans la Divine Volonté mais qui y arrive si peu car mes faiblesses sont si nombreuses et mon passé si lourd .Merci Amen Fiat.