Droits d'auteure protégés - Preuve de dépôt
Quand ça fait mal, quand l’absence creuse en vous un abîme d’incertitudes, quand le vent de l’oubli siffle en vain, quand on s’interroge sur ce qui était, ce qui sera, et le pourquoi des choses.
Quand la douleur vous lance de l’intérieur, sans conviction à rejoindre, sans aucun repère qui s’agrippe, quand l’absurdie tourne en boucle pour ce qui était, pour ce qui est et le comment des choses.
Quand l’évidence n’a rien d’évident, quand on reste sans nouvelles, sans appui qui rassure, vide de tout soutien. On avance avec un bandeau devant les yeux de l’âme, rien en vue. Notre analyse se fatigue à réfléchir sur ce qui allait, sur ce qui va et sur le sens des choses.
J’aurais aimé savoir, connaître les raisons. Mes expertises tombent à l’eau avec la même grâce que les ricochets inutiles de l’enfance. Mes raisonnements ressemblent à des caprices un peu sots qui ne trouvent pas d’audience. Ni le passé, ni l’avenir, pas même le présent nous offre une direction vers la finalité des choses.
Je marche blessée par la douleur toujours renouvelée, sans explications rationnelles, ni par les sens, ni par l’intelligence. Je flotte à l’intérieur comme bouteille vide à la mer, chahutée par les vagues des hypothèses qui concernent tant de choses.
Quand les abstractions emportent avec elles nos plus grandes idées, nos rêves et nos espoirs étriqués ; comme un oiseau trop lourd finit par tomber plein d’ecchymoses sur la réalité des choses.
Que la souffrance est cruelle dans son mystère épais et dans l’obscurité de nos pensées biaisées. Trop proches de l’amour, elle est un feu qui réduit en cendres les plus petites justifications sous les dehors des choses.
On ne sait plus où l’on se trouve, quelque part sur un archipel inconnu, entre l’autre et nous, entre la terre et le vide, entre hier et demain. Tout s’emmêle en notre cœur. Tant de nœuds se forment sans maîtrise sur le secret des choses.
Quand Dieu seul pour lequel nous sommes faits clarifie notre regard et notre peine, notre cœur en désordre et notre horizon, nous n’avons plus qu’à nous quitter nous-mêmes. Après tout, qu’importe ce qui fut à l’origine de toutes ces choses.
Il ne nous reste plus qu’à tomber dans l’espérance aveugle de l’enfant dont la sagesse surpasse par son innocence toutes nos considérations sur la nature des choses.
Nous n’avons plus qu’à sauter dans la confiance sans cesser de croire à l’Amour, lui qui met de côté nos choses….
Toutes ces choses.
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