Conte 1 – La Lanterne aux trois Flammes
Oriane, enfant du lac, porte une lanterne où brillent trois flammes : Foi, Espérance, Amour. Un soir, la lanterne s’éteint. Elle rencontre alors Eleor, enfant venu d’ailleurs, qui lui propose un voyage intérieur pour retrouver ces trois lumières perdues. Ce périple symbolique la confronte à la blessure, au doute, puis à la joie renaissante. L’histoire décrit la métamorphose d’un cœur blessé qui choisit à nouveau la lumière.
Conte 2 – Almaé, la danseuse intérieure
Almaé a 8 ans. Elle danse dans le cœur : une scène invisible, intime, vivante. Sa danse incarne les saisons de l’âme, ses hauts et ses bas, ses espérances et ses renoncements. Sur son chemin, elle doit affronter des forces qui étouffent, qui coupent, qui refusent de sentir. Lior, “lumière intérieure”, danse par éclats à ses côtés. Leur duo réveille les mots, guérit les fissures, réouvre les possibles. Le conte montre le retour au mouvement intérieur après l’enfermement.
Un recueil de deux contes poético-spirituels : Oriane à la recherche de ses trois flammes : La Foi, l'Espérance et l'Amour.
Almaé : qui cherche à s'ouvrir de nouveau à la Vie après s'être réconcilié avec ses émotions. Les vidéos permettent d'illustrer l'importance de la vie intérieure mais ne sont pas le contenu du recueil. Ce sont deux contes.
Deux des commentaires reçus :
Deux contes poétiques pour ralentir et écouter ce qui murmure en soi. Les enfants de l’âme est un livre que j’ai lu lentement, presque naturellement, tant il invite à la pause et à l’intériorité. Il s’agit de deux contes initiatiques, courts, mais denses, qui s’adressent clairement à un lecteur sensible aux symboles, à la spiritualité et aux chemins intérieurs. Le premier récit, autour d’Oriane et de sa lanterne aux trois flammes, m’a touchée par sa simplicité et sa dimension symbolique. Le texte n’explique pas tout, il suggère
beaucoup, ce qui laisse de la place à l’interprétation personnelle. On peut y lire une histoire de perte, de foi ébranlée, mais aussi de reconstruction progressive, sans raccourci ni solution facile. Le second conte, centré sur Almaé, est différent dans son énergie. La danse intérieure devient ici un langage de survie et de résistance. J’ai apprécié cette approche de l’hypersensibilité, traitée avec douceur et respect, sans discours appuyé. Là encore, le texte avance par images et ressentis plus que par narration classique. L’écriture est poétique, contemplative, parfois très épurée. Ce n’est pas un livre à lire dans la précipitation, ni un roman au sens traditionnel. Il s’adresse plutôt à ceux qui aiment les textes-miroirs, capables de résonner différemment selon le moment de lecture et l’état intérieur du lecteur. Un ouvrage délicat et lumineux, qui accompagne plus qu’il ne guide, et qui trouvera naturellement sa place auprès des lecteurs en quête de sens et de calme. Chaudement recommandé !
Un autre :
Deux belles histoires, très joliment racontées ! C’est très agréable à lire, frais et poétique. La belle plume de Sylvie Deogratias nous entraîne dans deux aventures émouvantes et qui poussent à la réflexion. On s’attache aux personnages, on espère pour eux, et on évolue avec eux… Le lecteur y trouvera, selon sa sensibilité, de jolis contes poétiques ou quelque chose de plus profond et de plus spirituel. Mais les thèmes vous parleront forcément ! Les flammes dont nous parlent l’auteure brillent en chacun(e) de nous… Plongez-vous sans crainte dans ces deux contes ! Au pire, vous passerez un bon moment de lecture… Au mieux, vous serez touché au cœur et vibrerez de concert avec Oriane et Almaé !
ORIANE – la lanterne aux trois flammes
Chaque soir, Oriane va vers un lac, elle pose sa lanterne sur une souche, elle contemple les étoiles, elle écoute les vitraux d’une chapelle chanter non loin de là. Ce geste précis, toujours le même, est sa liturgie. Ce n’est pas de la superstition. C’est un lien. Un acte de fidélité. Un acte de mémoire. Ce n’est pas une enfant qui cherche un spectacle. C’est une enfant qui cherche la vérité. Son corps sait que la lumière est un langage. Son regard, lui, comprend ce que les yeux ordinaires ne veulent plus voir.
Sa lanterne a une particularité : elle est composée de trois flammes qui sont la Foi, l’Espérance et l’Amour.
Un jour, la lanterne s’éteint. Alors, sans se décourager, Oriane part à leur reconquête. Il faut à tout prix les retrouver. Elle se met en route, elle avance vraiment. Elle n’est pas là pour contempler seulement : elle traverse des portes, des ponts, des épreuves intérieures.
Elle se demande si Dieu sait quand elle ne brille plus. C’est sa question de départ. Et sa route va être une succession de passages à travers les ténèbres du doute, les tunnels de l’âme, les marées à franchir, les mauvaises voix à chasser. Elle n’arrêtera pas. Son défi est de continuer malgré l’épuisement des autres, malgré la tentation de renoncer comme Loévan, Isilda, Séraphine… qui eux, parfois, veulent se replier et dire “non” à l’amour.
Oriane ne s’arrête pas. Elle est sur la voie du cœur ouvert. Elle doit traverser les zones de peur, et retrouver l’une après l’autre les flammes de sa lanterne. C’est une marche initiatique. C’est une quête. Ce n’est pas un personnage contemplatif : c’est une pèlerine intérieure.
Et quand enfin elle retrouve ses trois flammes, elle sait qu’elle n’a pas vécu tout cela pour elle seule. Elle ouvre la voie aux autres. Elle rassemble. Elle ne se contente pas d’espérer. Elle agit. Elle amène avec elle Soléan, Azalée. Elle invite à son tour à vivre de foi, d’espérance et d’amour.
À la fin, elle dit la phrase qui résume sa mission : « Alors, c’était ça, j’ai cherché Dieu dans les hauteurs, je l’ai trouvé dans mon jardin ». Sa traversée est un chemin de vérité : Dieu n’était pas ailleurs, mais au cœur du réel.
ALMAÉ – la danseuse intérieure
Almaé est faite pour la danse. Mais pas pour la danse qui se montre et qui occupe la scène d’un théâtre terrestre. Non. Elle danse dans le cœur. Elle est l’âme aimée, l’âme nourricière. Sa scène est invisible. Sa chorégraphie touche ce que les mots n’osent plus prononcer. On la suit. On la regarde. Et soudain on comprend que ce qu’elle accomplit, ce n’est pas du spectacle : c’est une prière.
Almaé danse depuis qu’elle peut marcher. Sa scène est le cœur Elle n’est pas là pour faire joli. Sa mission est précise : maintenir vivant le mouvement intérieur. C’est sa responsabilité. Si elle arrête de danser, le cœur devient rigide, il se fige, il se coupe de lui-même. Elle danse donc pour que le cœur reste habité par l’amour, par la parole, par la circulation du sens. C’est une combattante silencieuse.
Son défi, c’est de guérir le cœur où elle vit. Son cœur est en prison, en fer, et progressivement, grâce à elle, il va devenir ensuite un cœur de verre puis un cœur de Cristal traversée par la Lumière Divine.
Almaé, pour guérir ce cœur, part à la conquête intérieure de tout ce qui fait obstacle : les doutes, les peurs, les addictions parfois, l’évitement. Sur son chemin elle rencontrera Isidore, Victoria, Aphénor. Certains tentent d’étouffer les mots, les émotions, les élans. Elle doit alors frapper aux portes, convaincre, secouer les découragés. Elle danse même quand tout autour craque. Elle danse dans les ruines pour que le cœur ne se referme pas définitivement.
Quand le Souffleur (Grégan) arrive, c’est la pire épreuve : il vient couper, trancher, arracher les émotions. Almaé tombe alors au bord du renoncement. C’est le moment où l’histoire bascule. Parce que c’est ici qu’elle comprend que la danse n’était pas une grâce facile. C’est un acte de résistance. Almaé est une danseuse intérieure endurante, volontaire et très gracieuse.
Almaé n’est pas une jolie image. C’est la danse comme force vitale. C’est l’acte même de ne pas se résigner. Elle montre qu’on peut perdre l’espoir, être abîmé, puis revenir — et que l’amour ressuscite à mesure qu’on se remet en mouvement.
Sa danse est la preuve : quand on continue à vivre, le cœur se rallume.
Ajouter un commentaire
Commentaires