Dans la lumière de Son Visage

Dans la Lumière de Son Visage

 

« J’ai contemplé son très beau visage et j’ai ressenti un contentement indescriptible. »
(Livre du Ciel. Tome 2)

 

 

Au Thabor, l’évangile note seulement ceci :

 

« Son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17,2)

 

Aucune psychologie. Juste un fait-lumière. Cette clarté n’était pas un ajout venu du dehors : c’était l’intérieur de Dieu rendu visible à même son visage d’homme.
On retrouve cet écho dans le prophète : « le soleil de justice se lèvera, portant la guérison dans ses rayons » (Ml 4,2).Cette lumière n’est pas une douceur vague… elle guérit.
Elle brûle sans incendier. Elle éclaire sans écraser.

 

Le psalmiste l’avait déjà pressenti : « Qui regarde vers lui resplendira sans ombre ni trouble au visage. » (Ps 33). Comme si le simple fait de se tenir exposé à ce Visage était déjà acte de guérison.


Luisa Piccarreta a vécu quelque chose de cette source à nu :


« J’ai contemplé son très beau visage et j’ai ressenti un contentement indescriptible. »
(Livre du Ciel. Tome 2)


Chez Thérèse, la Face aimée est un lieu précis de vie intérieure. Elle écrit dans le poème à la Sainte Face :


« Ta Face est ma seule patrie, c’est mon royaume d’amour. »

 

Et cette même lumière du Thabor se déploie quand les traits du Christ deviennent méconnaissables.
Ce n’est pas un autre visage.
C’est le même.


Dans la Passion, le monde imprime sa violence sur ce Visage…et pourtant la lumière ne s’éteint pas : elle devient lumière blessée.
C’est là que Véronique nous montre la voie la plus simple : elle approche, elle touche, elle essuie. Elle ne fuit pas. Elle ne discute pas. Elle expose son regard à ce visage mutilé,
et elle le caresse, l’absorbe, le laisse devenir présence.

 

Ce geste est un appel.

 


Nous pouvons, nous aussi, sécher les larmes de ce visage, essuyer le sang, et puis, quand vient l’heure de la Pâque, nous laisser irradier par sa beauté. Ne pas fuir la lumière par crainte d’être vus.


Ce regard n’humilie pas :
il redresse.
Il transfigure.
Il apprend à être aimé non pas malgré nos blessures…
mais à travers elles.

 

Entre le rayonnement du Mont
et le sang du Vendredi,
il n’y a pas deux visages :
il y a un seul Visage :
celui de l’Amour.

 

Et la seule vraie audace qui nous est demandée,
c’est de ne pas baisser les yeux.
De laisser ce regard venir jusqu’à nous...


et nous laisser aimer
par le visage même de l’Amour.

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