Quand le Christ aime à l’intérieur de NOUS
Compassion : habiter le regard du Christ
Il arrive parfois qu’une rencontre nous retourne de l’intérieur.
Une personne reste en face de nous, apparemment banale…
et pourtant, en quelques minutes, son histoire transparaît :
– maladie cachée
– enfance meurtrie
– manque d’amour
– dépendances nées de ce manque
– incapacité à croire que la vie peut encore se relever
En profondeur, ce n’est pas seulement de la « pitié ».
C’est une brûlure douce dans la poitrine.
C’est une gravité dans la respiration.
C’est une prière qui naît presque sans mots.
« Ayez en vous les sentiments du Christ Jésus »
Ces gestes de l’âme : larmes, gorge nouée, envie de prendre l’autre dans ses bras, ne sont pas d’abord psychologiques.
Ils disent autre chose : une sortie de soi, une circulation intérieure de compassion qui cherche à se donner, à s’offrir.
Ce que j’ai découvert dans la Divine Volonté
En lisant Luisa Piccarreta, j’ai aussi compris que la charité la plus fine n’est pas seulement un sentiment. Mais un acte d’amour, un acte précis. Je peux agir pour l’autre, en l’autre, par la puissance de l’Amour du Christ EN moi.
Dans plusieurs volumes, Jésus lui dit (je résume) que lorsqu’une âme s’oublie pour ne penser qu’à consoler un autre, c’est Lui qui se sert de cette âme comme d’un passage, afin que Son Amour rejoigne celui qui souffre.
Quand mon cœur est droit, quand l’intention n’est pas de me sentir « bon » mais de laisser passer la lumière, il me vient une pensée simple :
Ce n’est pas moi qui aime ici.
C’est le Christ qui aime en moi.
Le Christ regarde par mes yeux.
Le Christ prie à l’intérieur de mon cœur.
Le Christ murmure par ma bouche.
Ce n’est pas une image poétique, c’est un fait d’expérience.
Laisser passer l’Amour
Dans la Divine Volonté, ce qui traverse mon cœur pour une personne peut être offert pour toutes celles qui vivent la même douleur.
Une seule minute de compassion devient comme un courant qui se répand. Non seulement pour une seule personne, celle que je connais, que je rencontre mais aussi pour toutes les autres qui sont dans la même situation. Mon sentiment interne, ma prière prennent une dimension universelle. Ce qui est d’ailleurs une évidence puisque le Christ aime TOUS ses enfants.
L’Amour vrai n’est pas d’abord un sentiment personnel, mais un passage du Christ à travers un cœur disponible.
Cela rejoint l’intuition des saints :
la charité véritable n’est pas d’aimer « à la place » de Dieu,
mais de laisser Dieu aimer en nous.
Ce qui se passe dans les fibres intimes du cœur
Je remarque : devant la douleur d’un être humain, non croyant, fermé, la compassion peut devenir presque physique :
– larmes involontaires
– nausée tant le cœur se serre
– désir de serrer contre soi
– prière qui se densifie
– feu intérieur brusque
Ce n’est pas du sentimentalisme.
C’est comme si quelque chose en moi reconnaissait en cet autre un Christ encore crucifié.
Et cela dépasse la psychologie.
C’est peut-être là, justement, que commence la vraie compassion : lorsque notre cœur n’essaye plus d’« expliquer » la misère, mais d’offrir un espace intérieur où l’Amour divin puisse toucher.
Quand la compassion m’atteint... je sens, au fond de ma poitrine, que Quelqu’un aime à travers moi :
Le SACRE-COEUR
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