Qui vit dans ma Volonté vit immergé dans les palpitations du Coeur de Jésus

La dernière phrase est une petite erreur. Correction : "les battements de coeur sont le centre et la vie du corps humain"...

Extrait du livre du Ciel :

 

"Quiconque vit dans ma Volonté vit immergé dans les palpitations même de mon cœur. Les battements de cœur sont le centre et la vie du corps humain. Si le cœur cesse de battre, la vie se termine. Les battements de cœur font circuler le sang, ils fournissent la chaleur, soutiennent la respiration et maintiennent la force et la mobilité de tous les membres du corps. Si les battements de cœur sont irréguliers, toute l'activité humaine en est détraquée, même l'intelligence vers sa vivacité, son ingénuité et sa pleine lucidité. En créant l'homme, j'ai placé une tonalité spéciale dans son cœur, une tonalité ajustée à l'éternelle harmonie, de telle sorte que si les battements de cœur sont sains, alors toute la créature est en harmonie. Ma volonté est comme les battements de cœur. Si ma volonté palpite dans l'âme, elle harmonise la sainteté et les vertus. Elle crée l'harmonie entre le ciel et la terre, une harmonie qui rejoint la très sainte Trinité. Mes battements de cœur s'offrent eux-mêmes à toi comme chambre pour t'y enclore. Ainsi, si ton cœur palpite à l'unisson avec le mien, tu créeras de l'harmonie dans le ciel et sur la terre, tu m'immergeras dans le passé, dans le présent et dans le futur, et tu seras partout, totalement en moi et moi en toi.

 

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Vivre dans la Volonté divine, tel que l’évoque cet extrait du Livre du Ciel, ce n’est pas d’abord accomplir des actes extraordinaires, mais consentir à une mystérieuse dépossession intérieure : accepter de vivre avec le cœur d’un Autre. Être immergé dans les palpitations du Cœur du Christ, c’est laisser ses battements devenir la mesure secrète de notre propre vie. Alors, peu à peu, ce que Lui ressent, nous le ressentons ; ce qu’Il désire, nous le désirons. Sa vie circule en nous comme le sang irrigue le corps. Il ne s’agit plus d’une imitation extérieure, mais d’une communion vivante, organique, où l’âme reçoit son rythme, sa chaleur et sa lumière de ce Cœur divin.

 

Dans cette perspective, les émotions ordinaires de nos journées prennent une profondeur nouvelle. Lorsque la tristesse nous envahit devant une personne qui refuse de vivre, qui se replie sur le désespoir, cette douleur n’est pas seulement la nôtre : elle devient un lieu de partage avec le Christ lui-même. Nous pouvons croire que cette peine traverse aussi son Cœur, et qu’en nous unissant à Lui dans la prière, nous déposons cette personne blessée au centre même de sa miséricorde. De même, face aux drames du monde, aux violences et aux souffrances révélées par l’actualité, l’âme qui vit dans cette union ne reste pas spectatrice : elle entre dans les peines du Christ, elle compatit avec Lui, elle offre, elle intercède.

 

La méditation des vingt-quatre heures de la Passion approfondit encore ce mouvement d’immersion. Tout devient occasion de plonger dans la mer du Cœur de Jésus, dans sa Lumière et dans la Divine Volonté, non plus comme une âme isolée et indépendante, mais comme une vie greffée sur la sienne. C’est alors que résonne avec force cette parole de l’Écriture : « Ayez en vous les sentiments qui furent dans le Christ Jésus » (Ph 2,5). Non comme un idéal inaccessible, mais comme une réalité offerte, jour après jour, à ceux qui consentent à laisser leur cœur battre à l’unisson du sien. Dans le Sien.

 

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