Oh comme je rêve d'avoir une telle fille qui veuille vivre toute entière dans la Volonté de Dieu ! Dis-moi ma fille me donneras-tu cette joie ? Tu vas donc m'offrir ton coeur, ta volonté, toute ta personne entre mes mains maternelles, afin de préparer, de disposer, de fortifier tout ton être, de faire en toi le vide de tout afin que je puisse te remplir tout entière de la Lumière de la Volonté Divine.....
Mais j'éprouve de la douleur en voyant que tu ne ressembles pas vraiment à ta Mère. "Sais-tu ce qui fait la différence entre nous ? Ah, c'est ta volonté ! C'est ta volonté qui gâche en toi la fraîcheur de la grâce. Ta volonté encore qui flétrit la beauté qui captive ton créateur, ta volonté qui anéantit cette force qui te permettrait de tout dépasser et de tout supporter ; c'est elle encore qui éteint l'Amour qui brûle tout...En somme, ta volonté propre n'a rien à voir avec cette volonté qui fait vivre ta maman du ciel.
Premier jour du livre : "Marie, Reine du Royaume de la Divine Volonté".
En 2025, Dieu a fait le vide dans ma vie
Jour après jour, ces paroles de Marie me rejoignent comme une lumière douce et exigeante à la fois :
« Faire le vide de tout en moi »… longtemps, j’ai cru comprendre cette phrase de façon abstraite, presque spirituelle. Et puis la vie s’en est mêlée. Cette année 2025 a été pour moi une année de dépouillement réel, concret, parfois brutal. J’ai perdu une amie entrée en Ephad et une autre qui ne me cherchait que lorsqu’elle avait besoin de moi.
La vie a éloigné les autres amies qui me restaient. J’ai dû confier mon petit chien à ma mère, parce que ma santé ne me permettait plus de m’en occuper comme il le méritait. J’ai vu une relation se transformer sous le poids de la maladie et de la distance. J’ai perdu encore un ami cher…
Et j’ai renoncé encore à bien d’autres liens. Peu à peu, presque sans bruit, tout ce qui faisait ma vie affective s’est effiloché….Je n’ai plus qu'à murmurer : "Adieu Françoise, Jacqueline, Gilles, Christine, ….et même mon Tagada, petit bichon"....
Je peux m’écrier : « Oh Seigneur, tu as tout pris ! ».
Sur le moment, j’ai cru que ce vide-là suffisait.
Je me disais : « Seigneur, regarde, je n’ai presque plus rien. » Mais Marie va plus loin, et c’est là que sa parole devient dérangeante et vraie. Car le vide extérieur ne sert à rien si l’intérieur reste plein de moi-même. Plein de mes retours sur moi, de mes attentes, de mes blessures ruminées, de mes demandes trop centrées sur ce que je ressens, sur ce que je perds, sur ce que je voudrais encore sauver. Je peux être seule, dépouillée, pauvre… et pourtant encore encombrée de mon moi, de mon ego, de ma volonté propre.
Marie met un nom sur ce qui fait obstacle : ma volonté.
Cette volonté qui cherche encore de l’affection humaine, qui s’attache à de petits projets personnels, à un voyage rêvé, à un pèlerinage imaginé, à la visite d’une amie. Cette volonté qui se réfugie dans trop de télévision, dans des loisirs inutiles, dans la nourriture, dans des conversations vaines, parfois dans la critique ou le jugement. Cette volonté qui me fait me regarder sans cesse, me mesurer, me juger, me plaindre. Marie me dit avec douceur et fermeté : voilà la grande différence entre elle et moi. Elle, elle ne vivait que de la Volonté divine. Moi, je suis encore pleine de la mienne.
Et c’est là que la souffrance devient plus aiguë
Car dire « Fiat » quand le cœur est paisible est une chose. Mais dire « Fiat » quand la douleur serre la poitrine, quand une amitié se défait, quand un attachement est arraché, quand la solitude devient lourde… c’en est une autre. Je viens de perdre un ami, et je ne peux pas prétendre que cela m’est facile. Mon cœur se révolte, résiste, pleure. Et pourtant, Marie me prend par la main. Elle ne me demande pas d’être forte. Elle me demande de consentir. De déposer, un à un, mes attachements, mes plans, mes désirs, même les plus légitimes, pour apprendre à vivre autrement.
Ce premier jour est un appel radical et maternel à la fois.
Donner ma volonté propre. Non pas pour être vidée de tout amour, mais pour être remplie de la Lumière de Dieu. Marie promet de me montrer le chemin, pas à pas, sur trente jours. Elle m’invite à m’abandonner à son Cœur immaculé, à la laisser faire en moi ce travail silencieux de dépossession intérieure. Si je consens à ce dépouillement extérieur et intérieur, alors ce vide ne sera plus un manque, mais un espace. Un espace pour appartenir davantage à Dieu, pour vivre de Sa volonté, et, mystérieusement, pour faire Sa joie.
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